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DE LA VILLE DE PARIS.
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[j.563]
lad. Ville, de l'estat et charge de l'un des capitaines de ceste Ville, au quartier de Noel Sucevyn,
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Dixaine de Jehan d'Anisy, suivant l'eslection faicte de sa personne.
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CCCXCIV. — [Insolence faicte à la porte Sainct Anthoine aux Eschevins.]
io juillet 1563. (H 1785, fol. 17 r°.)
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Du samedi, dixmejour de Juillet mil v° lx.n.
Au jour d'huy, est comparu au Bureau de lad. Ville Lois Du Tertre, l'un des capitaines de lad. Ville, suivant le commandement à luy faict, lequel après plusieurs admonitions à luy faictes de nous nommer les personnes qui, le jour d'hier estans à la porte Sainct Anthoine, s'efforcèrent de offencer, excedder et massacrer aucuns dc mess" les Eschevins, sur peine de s'en prandre à luy, et après serment par luy faict, a dict que ung nommé Jehan Marian, charpentier, demourant rue Trassenonnain, Pierre Herouf, demourant rue des Vertuz, ct autres
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dont il ne scet à present ies noms, estoient cies principaulx aucteurs de l'esmotion et insolence qui fut faicte à ladicte porte; et que, ce jourd'huy, de relevée, il fera comparoir aud. Bureau ceulx de ses gens et officiers de compaignie qui en pourront le mieulx parler.
Et led. jour, de relevée, sont comparuz aud. Bureau plusieurs tesmoins qui ont esté oïz et inter-roguez sur la plaincte faicte par sires Henry l'Advo-cat et Claude Le Prebstre, Eschevins de lad. Ville, ainsy qu'il est contenu et declairé en l'information de ce faicte qui est au greffe(1).
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CCCXCV. ---- ASSEMRLÉE POUR LESD. Cm ESCUS.
io juillet 1563. (H 1784, fol. 208 r°; H i785, fol. 17 r°.)
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Du samedy, x" jour de Juillet, l'an mil cinq cens soixante trois.
En Assemblée generalle tenue en la grand salle de l'Hostel de lad. Ville de Messieurs les Prevost des Marchans, Eschevins et Conseillers de lad. Ville, les cours souveraines, corps, collieges et communeaul-tez, avecq six des plus apparans et notables bourgeois de chacun quartier, en ce comprins ung cappitaine le plus respecté de chacun quartier, pour adviser les moyens de recouvrer la somme de cent mil escuz soleil que le Roy demande à lad. Ville par prest, à rendre dedans trois mois, et ce pour le recouvrement du Havre de Grace et autres'grans et urgens affaires du Roy, après que monsieur le Prevost des Marchans a faict remonstrances du contenu es lettres du Roy et a proposé le faict des gardes des portes :
A esté conclud que les seize Quarteniers yront en toute dilligence par devers les plus riches et aysez
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personnes dc leurs quartiers, et leur feront les remonstrances proposées par monsr le Prevost des Marchans, et le grand interest que la ville de Paris a de la détention du Havre de Grace, lequel apporte sy grand incommodité que il ne peult venir du sel en ce royaulme, ne d'autres marchandises de la mer, ne pareillement recouvrer deniers de noz bleclz et vins qui nous demeureront sur les braz, s'il, n'y a traicte par la mer, et que il ne fault laisser le Roy à ce grand besoing, mais eulx efforcer de prester aud. Seigneur de bon cœur le plus qu'ilz pourront pour payer la gendarmerye estant aud. Havre, les asseurant qu'ilz seront rembourcez dedans trois mois par le Recepveur de lad. Ville, et que lesd. Quarteniers mettront par escript les offres desd, bourgeois ct l'apporteront au Bureau de lad. Ville, ensemble les noms et surnoms des reffusans, sy aucuns s'en treuve, et neanlmoings sera faict remonstrances au Roy et à son Conseil que le peuple se mect du tout
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C Le Registre Z 6826 (fol. 123 à ia5), à la suite de la comparution du capitaine Le Tertre, donne tout au long la teneur de l'enquête en question, au cours de laquelle furent recueillies et notées les dépositions de Michel Lentier, marchand de vins, rue des Vertus, enseigne de la compagnie du capitaine Le Tertre, de Guillaume Bouteiller, orfèvre, rue des Gravilliers, de Nicolas Le Maire, chaussetier, de Pierre Fournier, vinaigrier, de Robert Hanelle, rubanier, tous sergents de bande du mème capitaine. Au dire de ces témoins, les deux Echevins, se trouvant, vers sept heures du soir, à la porte Saint-Antoine, furent entourés d'une multitude menaçante qui voulait leur faire un mauvais parti, les accusant de favoriser les huguenots; il parait mème que ces Echevins, se voyant en danger de mort, furent obligés de mettre l'épée au poing et de se frayer un passage; c'est à grand'peino qu'ils parvinrent à se dégager et se retirèrent pourchassés par la foule. Les principaux coupables furent condamnés par le Châtelet à faire amende honorable à genoux, tète nue, tenant une torche de 2 livres, et bannis pour un an de la Prévoté de Paris. (Parlement Criminel, X-° i3i, u avril
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